Le clivage idéologique droite-gauche est-il dépassé ?
Ce clivage n'a pas perdu de son actualité. Vous observerez d'ailleurs que c'est toujours à droite qu'on prétend l'effacer... La droite et la gauche, dans notre histoire, ça vient de loin : de la Révolution française, de la naissance de la République. Cela structure de longue date deux visions du monde, deux projets de société et c'est très bien car cela permet aux Français de choisir en connaissance de cause ce qu'ils veulent pour leur pays. Prétendre brouiller les frontières, c'est se moquer d'eux. Ou avoir des appétits de carrière personnelle qu'on espère mieux satisfaire en changeant de camp mais sans avoir à assumer un ralliement politique... Ou surfer sur le doute envers les politiques.
J'aime que les choses soient nettes mais je n'apprécie pas le sectarisme ou le dogmatisme et je comprends que les électeurs ne veuillent pas être instrumentalisés. Je n'écarte jamais la possibilité de certains combats communs pour quelques causes d'intérêt national qui n'opposent pas forcément la droite et la gauche. L'art de la bonne distance, en politique, c'est important : ni trop près, car la confusion des genres n'est pas bonne pour la démocratie, ni trop loin au point de ne pouvoir se comprendre et se parler.
Pour moi, l'égalité ne se borne pas aux droits théoriques des citoyens devant la loi : le combat contre tout ce qui fabrique de l'inégalité des chances et contre sa reproduction héréditaire est au c½ur de mon engagement. Jaurès, en son temps, a très bien dit cela : « Il faut subordonner les lois brutales de la concurrence aux lois supérieures de la vie. » Il faut donner à chacun les moyens de prendre effectivement sa vie en main, faute de quoi nul ne peut réellement répondre de ses actes. La liberté et la responsabilité individuelles supposent le renforcement des solidarités et des garanties collectives. Pas leur affaiblissement. Je ne pense pas, moi, qu'il y ait des sujets de gauche et des sujets de droite mais il y a bien des façons de gauche et des façons de droite d'y répondre. Il suffit de voir les débâts à l'Assemblée nationale.
Qu'en pensez-vous ?
Ce clivage n'a pas perdu de son actualité. Vous observerez d'ailleurs que c'est toujours à droite qu'on prétend l'effacer... La droite et la gauche, dans notre histoire, ça vient de loin : de la Révolution française, de la naissance de la République. Cela structure de longue date deux visions du monde, deux projets de société et c'est très bien car cela permet aux Français de choisir en connaissance de cause ce qu'ils veulent pour leur pays. Prétendre brouiller les frontières, c'est se moquer d'eux. Ou avoir des appétits de carrière personnelle qu'on espère mieux satisfaire en changeant de camp mais sans avoir à assumer un ralliement politique... Ou surfer sur le doute envers les politiques.
J'aime que les choses soient nettes mais je n'apprécie pas le sectarisme ou le dogmatisme et je comprends que les électeurs ne veuillent pas être instrumentalisés. Je n'écarte jamais la possibilité de certains combats communs pour quelques causes d'intérêt national qui n'opposent pas forcément la droite et la gauche. L'art de la bonne distance, en politique, c'est important : ni trop près, car la confusion des genres n'est pas bonne pour la démocratie, ni trop loin au point de ne pouvoir se comprendre et se parler.
Pour moi, l'égalité ne se borne pas aux droits théoriques des citoyens devant la loi : le combat contre tout ce qui fabrique de l'inégalité des chances et contre sa reproduction héréditaire est au c½ur de mon engagement. Jaurès, en son temps, a très bien dit cela : « Il faut subordonner les lois brutales de la concurrence aux lois supérieures de la vie. » Il faut donner à chacun les moyens de prendre effectivement sa vie en main, faute de quoi nul ne peut réellement répondre de ses actes. La liberté et la responsabilité individuelles supposent le renforcement des solidarités et des garanties collectives. Pas leur affaiblissement. Je ne pense pas, moi, qu'il y ait des sujets de gauche et des sujets de droite mais il y a bien des façons de gauche et des façons de droite d'y répondre. Il suffit de voir les débâts à l'Assemblée nationale.
Qu'en pensez-vous ?